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Vendre par vous-même pendant un contrat exclusif : ce qu’il faut savoir

Vous avez signé un contrat de courtage exclusif, puis un voisin ou un proche veut acheter votre maison directement. Pouvez-vous vendre par vous-même ? La réponse se trouve dans les clauses que vous avez signées.

Ce que l’exclusivité engage vraiment

Le contrat de courtage exclusif donne à votre courtier le mandat d’agir pour vendre votre propriété pendant une période déterminée. En échange de son travail et de ses investissements en mise en marché, le contrat prévoit en règle générale que la rétribution est payable si la propriété se vend pendant la durée du contrat, peu importe qui a trouvé l’acheteur.

Concrètement, cela signifie que vendre « par vous-même » pendant un contrat exclusif ne fait habituellement pas disparaître la commission. Un acheteur qui arrive par votre réseau personnel n’y change rien, sauf si votre contrat prévoit une exception écrite.

Ces règles ne sont pas un piège : elles sont le pendant de l’engagement du courtier, qui avance du temps et des frais sans garantie de résultat. Mais elles doivent être comprises avant la signature, pas découvertes au moment d’une offre.

L’exception des personnes désignées

Il existe une façon propre de prévoir le coup : au moment de signer, vous pouvez faire inscrire au contrat des personnes désignées. Si l’une de ces personnes achète la propriété, les conditions prévues pour ce cas s’appliquent, selon ce qui a été négocié et écrit.

Cette clause intéresse par exemple le vendeur dont un membre de la famille ou un locataire en place envisage déjà d’acheter. Elle se négocie avant la signature, jamais après. Une entente verbale ne suffit pas : ce qui compte, c’est ce qui est écrit au contrat et à ses annexes.

Si votre courtier vous propose cette possibilité, faites préciser le délai applicable et la rétribution prévue dans ce scénario. Tout doit être chiffré et daté noir sur blanc.

Si un acheteur se présente pendant le contrat

La marche à suivre est simple : dirigez l’acheteur vers votre courtier. C’est son travail de recevoir l’offre, de vérifier le sérieux de l’acheteur et de négocier dans votre intérêt. Tenter de conclure en parallèle expose à payer la rétribution quand même, en plus de perdre la protection des formulaires et des vérifications encadrées.

Rappelez-vous aussi que la vente d’une propriété comporte des obligations : déclarations du vendeur, documents à fournir, conditions à suivre. Votre courtier coordonne ces étapes et engage sa responsabilité professionnelle dans le processus.

Si la situation vous semble injuste ou confuse, relisez votre contrat et demandez des explications écrites à votre courtier. Vous pouvez aussi consulter l’information publiée par l’OACIQ, l’organisme qui encadre la profession au Québec.

Après la fin du contrat

Certains contrats contiennent une clause qui protège le travail du courtier après l’expiration du mandat, pour les acheteurs qui ont visité ou manifesté un intérêt pendant la période du contrat. Si un de ces acheteurs revient après la fin et achète dans le délai prévu à la clause, la rétribution peut rester payable.

Cette clause a une logique : empêcher qu’une transaction négociée pendant le mandat soit simplement reportée de quelques jours pour éviter la commission. Là encore, c’est le texte de votre contrat qui fait foi, d’où l’importance de le lire au complet avant de signer.

Avant de signer : la relecture qui évite les malentendus

La plupart des surprises liées à l’exclusivité naissent d’un contrat signé trop vite. Avant de parapher, relisez quatre éléments : la durée exacte du mandat et sa date de fin ; la clause sur la rétribution en cas de vente pendant le contrat ; la possibilité d’inscrire des personnes désignées ; et la clause qui peut s’appliquer après la fin du contrat pour les acheteurs rencontrés pendant le mandat.

Posez vos questions au courtier avant la signature et demandez-lui de vous montrer où chaque réponse se trouve dans le texte. Un courtier rigoureux connaît ses formulaires par cœur et vous répond sans détour. Si une clause vous semble lourde, c’est le moment de la discuter : après la signature, elle s’applique telle quelle.

Gardez aussi une copie complète du contrat signé et de ses annexes. En cas de doute pendant le mandat, vous pourrez vérifier vous-même le texte plutôt que de vous fier à un souvenir de conversation.

Questions fréquentes

Puis-je annoncer ma maison moi-même pendant un contrat exclusif ?
Le contrat exclusif réserve la mise en marché à votre courtier. Annoncer en parallèle contrevient à l’esprit du mandat et ne vous libère pas de la rétribution prévue en cas de vente.

Que se passe-t-il si je vends à mon frère sans en parler au courtier ?
Selon les clauses habituelles, la rétribution reste payable si la vente survient pendant le contrat. La façon propre de traiter ce cas est la clause des personnes désignées, inscrite dès la signature.

Puis-je signer un contrat non exclusif plutôt ?
Oui, c’est une option qui existe. Elle change la nature de l’engagement des deux côtés. Discutez-en avec le courtier avant de signer : le niveau de services et d’investissement en mise en marché peut différer selon le type de mandat.

Un contrat qui se lit avant de se signer

Sur Immo-Clic, votre demande est transmise à un seul courtier. Avant de signer quoi que ce soit, vous comparez son taux, ses services et son plan, et vous posez vos questions sur les clauses. Vous décidez ensuite, sans pression.

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