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Demander des références à un courtier et les vérifier vraiment

Tous les courtiers ont de belles références à montrer. La différence se fait dans la façon de les vérifier. Trois appels bien préparés valent mieux qu’une page de témoignages choisis.

Pourquoi les références comptent plus que les témoignages

Une page de témoignages sur un site de courtier ne montre que ce que le courtier a choisi de montrer. C’est normal, c’est du marketing. Une référence, c’est autre chose : un client réel, que vous pouvez appeler, et à qui vous posez vos propres questions. La conversation dure quelques minutes et elle vous apprend ce qu’aucune brochure ne dit. Comment le courtier répondait quand ça pressait. Comment il a réagi à la première offre décevante. S’il a tenu ses promesses de suivi.

Le but n’est pas de piéger le courtier. Le but est de vérifier que sa façon de travailler correspond à ce que vous attendez, vous. Un vendeur pressé et un acheteur qui prend son temps n’ont pas les mêmes besoins. Les références vous aident à choisir en connaissance de cause, avant de signer quoi que ce soit.

Comment demander les références, et à quel moment

Demandez les références à la fin de votre première rencontre sérieuse, quand le courtier vous a présenté son plan et son prix suggéré. Un courtier organisé vous donne deux ou trois noms sans hésiter. Demandez des transactions récentes, dans votre secteur si possible, et du même côté que vous : un vendeur si vous vendez, un acheteur si vous achetez. L’expérience d’un client d’il y a cinq ans dit peu de choses sur le service d’aujourd’hui.

Précisez que vous appellerez vraiment. La réaction du courtier est déjà une information. S’il tergiverse, s’il ne propose que des membres de sa famille ou des transactions impossibles à situer, notez-le. Un professionnel qui livre un bon service a des clients prêts à le dire.

Les questions à poser à la référence

Préparez quatre questions courtes. Premièrement : le courtier répondait-il vite, et par quel moyen communiquait-il le mieux. Deuxièmement : le prix final ressemblait-il au prix promis au départ, ou y a-t-il eu des surprises en route. Troisièmement : qu’est-ce qui a été le plus difficile dans la transaction, et comment le courtier l’a géré. Quatrièmement, la question qui résume tout : le reprendriez-vous pour une prochaine transaction, sans hésiter.

Restez à l’écoute des détails concrets. « Il nous appelait chaque vendredi, même quand il n’y avait rien de neuf » vaut plus que « il était super ». Les références utiles racontent des gestes précis : une visite organisée le soir même, une clause relue à voix haute, un acheteur relancé au bon moment.

Les signaux à écouter pendant l’appel

L’enthousiasme se reconnaît. Une référence qui recommande sans réserve le dit vite et donne des exemples. Une référence polie mais tiède choisira des mots prudents : « ça s’est bien passé, dans l’ensemble ». Ce n’est pas nécessairement un mauvais signe. C’est une invitation à poser une question de plus. Qu’auriez-vous aimé de différent. La réponse, souvent, touche exactement ce qui compte pour vous : la disponibilité, la fermeté en négociation ou la clarté des explications.

Notez aussi ce qui revient d’un appel à l’autre. Si deux clients mentionnent la même force, c’est probablement vrai. Si deux clients mentionnent le même point faible, prenez-le au sérieux et parlez-en directement au courtier avant de signer.

Croiser les références avec le reste de votre vérification

Les références ne remplacent pas les autres vérifications. Elles les complètent. Vérifiez le permis du courtier au registre de l’OACIQ. Lisez son plan de mise en marché ou son plan de recherche. Comparez son prix suggéré à des ventes comparables récentes de votre secteur. Ensuite seulement, décidez.

C’est la logique d’Immo-Clic. Votre demande part à un seul courtier de votre secteur. Vous le rencontrez, vous vérifiez ses références, vous comparez son taux, ses services et son plan. Puis vous décidez, en gardant le contrôle du début à la fin.

Questions fréquentes

Un courtier peut-il refuser de donner des références ?
Il peut invoquer la confidentialité de ses clients. Dans ce cas, il peut demander à un client de vous appeler, ou vous proposer des témoignages vérifiables. Un refus total, sans solution de rechange, mérite une question directe avant de signer.

Combien de références appeler ?
Deux ou trois suffisent si les appels sont bien préparés. Choisissez des transactions récentes et semblables à la vôtre : même type de propriété, même secteur, même côté de la transaction.

Que faire si une référence est négative ?
Écoutez le fait précis derrière l’insatisfaction, puis parlez-en au courtier. Sa façon d’expliquer un dossier difficile en dit long sur sa transparence. Un seul avis négatif isolé ne disqualifie pas, un motif qui se répète, oui.

Les avis en ligne remplacent-ils les références ?
Non. Les avis en ligne donnent une tendance générale, mais vous ne pouvez pas poser vos questions. Les références téléphoniques restent le seul moyen de vérifier la communication et le suivi, deux points décisifs dans une transaction.

À lire aussi

Pour compléter vos vérifications, voyez comment vérifier le permis d’un courtier à l’OACIQ et les signes d’un bon courtier immobilier.

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