Pourquoi il y a de plus en plus de maisons à vendre au Québec
45 185 propriétés sont offertes au Québec, 23 % de plus qu’il y a un an. D’où vient toute cette offre, et qu’est-ce qu’elle change pour votre vente ou votre achat.
D’abord, un retour vers la normale
Le point de départ compte : le Québec sort de plusieurs années de pénurie sévère, où les inscriptions étaient historiquement basses. Même après une hausse de 23 %, l’inventaire montréalais n’est que de 18 % au-dessus de sa moyenne de dix ans. Une bonne partie de la hausse est un rattrapage, pas un déluge.
Dans la région de Québec, l’offre a bondi de 35 % sur un an, mais elle reste autour de la moitié de son niveau historique moyen. Le niveau absolu reste donc bas là où la hausse semble la plus spectaculaire.
Des vendeurs qui reviennent
Plusieurs vendeurs attendaient : ceux qui voulaient acheter plus grand sans trouver, ceux qui reportaient un projet de retraite, ceux qui gardaient un plex. La stabilisation des taux, avec un taux directeur maintenu à 2,25 % depuis l’automne 2025, a débloqué des projets. Résultat : 15 378 nouvelles inscriptions en septembre seulement.
Une partie des propriétés qui restent plus longtemps sur le marché gonfle aussi le stock. Le délai de vente des condos sur l’île de Montréal atteint 73 jours en moyenne, contre 54 il y a un an. Les propriétés affichées trop cher pour le marché actuel restent et s’additionnent.
Des acheteurs plus sélectifs
De l’autre côté, les ventes ont reculé de 7,1 % sur un an au provincial. Les taux hypothécaires fixes ont même monté au début d’octobre, quand les grandes banques ont relevé leurs taux affichés. Des acheteurs plus prudents, des délais plus longs, et le stock monte mécaniquement.
Le taux de chômage canadien de 6,5 % en septembre fait aussi partie de l’équation : l’incertitude sur l’emploi rend les ménages prudents devant un engagement de 25 ans.
Ce que ça change pour vous
Pour un vendeur, la concurrence réelle est le nombre de propriétés semblables à la vôtre, offertes en même temps dans votre secteur. C’est ce chiffre qui doit guider votre prix, pas le total provincial. Pour un acheteur, l’inventaire qui monte est une bonne nouvelle : plus de choix, plus de temps, et des conditions négociables dans plusieurs secteurs.
La suite dépendra des taux et de l’emploi. Mais à l’automne 2026, nous sommes dans un marché plus normal qu’il y a deux ans, et c’est plutôt sain.
Questions fréquentes
L’inventaire élevé signifie-t-il que les prix vont chuter ?
Pas automatiquement. Les prix chutent quand les vendeurs doivent vendre. À l’automne 2026, une partie de l’inventaire est discrétionnaire : ces vendeurs retirent plutôt leur propriété que de baisser. Les médianes québécoises restent stables.
Pourquoi les maisons restent-elles plus longtemps en vente ?
Un mélange de prix de départ calibrés sur 2024, d’acheteurs plus exigeants et de plus grand choix. Le délai médian reste court dans les segments tendus comme l’unifamiliale à Québec (7 jours).
Quoi faire si ma maison ne se vend pas dans cet inventaire ?
Trois vérifications : le prix contre les ventes récentes (pas les inscriptions actives), la qualité de la mise en marché, et la rétroaction des visites. Le problème est presque toujours dans l’un des trois.
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