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Plex au Québec : les chiffres de septembre 2026

Le plex québécois ne suit plus une seule tendance : il grimpe à Québec et en Montérégie, recule dans les Laurentides et en Estrie. Tour d’horizon des chiffres de septembre 2026.

Les prix par région

  • Ville de Québec : 48 ventes de plex de 2 à 4 logements, prix médian de 628 500 $, en hausse de 13,9 % sur un an, délai médian de 5 jours
  • Montérégie : prix médian de 684 500 $, en hausse de 9 %
  • Île de Montréal : prix médian de 930 000 $, en hausse de 5 %, pendant que les ventes de plex du Grand Montréal reculent de 16 %
  • Laurentides : prix médian de 576 000 $, en baisse de 11 %
  • Estrie : 50 ventes, prix médian de 488 000 $, en baisse de 6 %

La lecture commune : les investisseurs paient le revenu. Là où les loyers ont suivi l’inflation et où les immeubles sont entretenus, les prix avancent. Là où les loyers sont sous le marché et les dépenses en hausse, les acheteurs exigent un rabais.

Pourquoi Québec et la Montérégie mènent

À Québec, la demande locative est soutenue par l’emploi stable et une offre de plex limitée : 173 inscriptions pour l’ensemble des plex de 2 à 4 logements de la ville. En Montérégie, la proximité de Montréal et des loyers en croissance attirent les investisseurs qui trouvent l’île trop chère pour les rendements visés.

Le taux d’inoccupation locative au Québec est passé de 1,8 % en 2024 à 2,9 % en 2025 selon la SCHL. Le marché locatif se détend, mais les loyers déjà en place dans les bons immeubles restent la base du calcul.

Le financement fait le tri

Avec des taux fixes qui ont remonté au début d’octobre, les acheteurs de plex refont leurs calculs de revenus nets avant de signer. Un immeuble dont les dépenses sont documentées et les loyers justifiés passe le test ; un immeuble aux chiffres flous se fait retrancher du prix.

Pour vendre un plex en 2026, préparez le dossier comme un investisseur le lirait : baux, revenus, dépenses réelles, travaux faits et à prévoir, conformité des logements.

Acheteurs et vendeurs : la même équation

Le plex est le segment où le courtier qui connaît les chiffres d’immeubles vaut le plus. Le prix ne se lit pas au pied carré, mais au revenu net et au taux de capitalisation du secteur.

Avant d’acheter, exigez les revenus vérifiables. Avant de vendre, mettez-les en ordre. Le marché de septembre 2026 récompense la transparence dans les deux sens.

Questions fréquentes

Le plex est-il encore un bon investissement en 2026 ?
Il peut l’être : la demande locative persiste (inoccupation de 2,9 % en 2025) et certains marchés affichent de fortes hausses (Montréal +5 %, Québec +13,9 %). Mais le calcul se fait sur les revenus et dépenses réels du bâtiment, pas sur les médianes.

Pourquoi les plex baissent-ils dans les Laurentides et l’Estrie ?
Après de fortes hausses, ces marchés corrigent. Les investisseurs y exigent maintenant des rendements que les prix de sommet ne permettaient plus.

Quelle mise de fonds pour un plex propriétaire occupant ?
Elle suit les règles générales selon le nombre de logements et le prix, avec des seuils spécifiques. Votre prêteur et votre courtier doivent confirmer le montant exact pour le bâtiment visé.

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