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Perspectives 2027 du marché immobilier québécois

Personne ne prédit les prix à un an. Mais on peut nommer les forces qui pousseront le marché de 2027, et préparer son projet en fonction. Voici les facteurs, sans boule de cristal.

Les taux : le facteur numéro un

Tout commence par les deux décisions restantes de 2026 : le 28 octobre, avec le Rapport sur la politique monétaire, et le 9 décembre. Les marchés s’attendent surtout à un maintien du taux directeur à 2,25 %, avec un risque de hausse discuté si l’inflation reste collée autour de 3 % à cause de l’essence.

Pour 2027, la plupart des économistes des grandes banques placent la première hausse possible en 2027, mais le scénario central reste la stabilité. Les taux fixes, eux, suivront les obligations : ils peuvent bouger sans la banque centrale, comme on l’a vu début octobre 2026.

L’offre : inventaire présent, construction future

Le Québec compte 45 185 inscriptions en vigueur, 23 % de plus qu’il y a un an. Si les vendeurs continuent de revenir, le rééquilibrage se poursuivra et les mois d’inventaire (6,4 en septembre 2026) se rapprocheront de la zone équilibrée.

La construction envoie le signal inverse pour la suite : Montréal a divisé ses mises en chantier par deux en septembre. Moins de neuf livré en 2027 et 2028 veut dire moins de concurrence pour la revente dans les segments touchés. L’offre d’aujourd’hui et l’offre de demain tirent donc le marché dans des directions opposées.

La demande : emploi et démographie

Le taux de chômage canadien de 6,5 % et les tarifs douaniers américains sont les nuages de 2027. À l’inverse, une croissance du PIB de 3,3 % au deuxième trimestre 2026 et une consommation solide soutiennent les ménages. Le solde migratoire, réduit depuis les changements de politiques, retire une partie de la pression démographique qui a alimenté la pénurie.

Les premiers acheteurs redeviennent le moteur à surveiller : avec les aides bonifiées (CELIAPP, RAP, remboursement québécois des droits de mutation), leur retour graduel peut réactiver les segments d’entrée de gamme.

La préparation qui sert dans tous les scénarios

Vendeurs : un prix fondé sur les comparables et une propriété prête à visiter se défendent dans tous les marchés. Acheteurs : une capacité d’achat connue, une préapprobation vivante et une réserve pour les imprévus aussi.

Le reste, les décisions de taux et les statistiques mensuelles, ce blogue le suivra pour vous, chiffres vérifiés à l’appui, mois après mois.

Questions fréquentes

Les prix vont-ils monter en 2027 ?
Les scénarios prudents tablent sur une stabilité ou une légère progression dans les segments tendus, et une poursuite du rééquilibrage dans le condo. Cela dépend des taux et de l’inventaire, deux variables que personne ne contrôle.

Qu’est-ce qui ferait repartir le marché en 2027 ?
Une détente des taux (qui augmente la capacité), une résorption de l’inventaire actuel, ou un redressement de l’emploi. À l’inverse, une hausse de taux ou du chômage prolongerait le marché d’acheteurs.

Faut-il attendre 2027 pour acheter ou vendre ?
Seulement si votre situation personnelle l’exige. Le marché de l’automne 2026 offre déjà prix stables, choix et pouvoir de négociation. Attendre un marché « meilleur » sans critère précis est rarement une stratégie.

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