La rétribution partagée entre courtiers : comment ça se divise
Une transaction, deux courtiers, une seule rétribution payée par le vendeur et partagée. Voici la mécanique du partage, sans mystère.
Le principe
Le contrat de courtage du vendeur prévoit une rétribution totale et, dans l’inscription Centris, la part offerte au courtier qui amènera l’acheteur (le collaborateur). À la vente, le vendeur paie la rétribution totale à son agence, qui en verse la part prévue à l’agence du collaborateur.
Il n’existe ni pourcentage officiel, ni partage imposé par une norme : les montants sont ceux écrits dans le contrat du vendeur et l’offre de rétribution de l’inscription. Les taxes TPS et TVQ s’ajoutent à la rétribution.
Pourquoi le partage varie
Certains vendeurs offrent une part généreuse au collaborateur pour stimuler les visites d’acheteurs représentés ; d’autres offrent moins. Dans un marché d’acheteurs comme le condo montréalais à l’automne 2026, l’offre de rétribution devient un outil de mise en marché parmi d’autres.
Le courtier de l’acheteur voit l’offre dans Centris, mais il a l’obligation de vous présenter les propriétés selon vos intérêts, pas selon la part offerte. Si une propriété vous intéresse et que la part est faible ou nulle, la conversation sur un éventuel écart prévu à votre contrat d’achat doit avoir lieu avant l’offre.
Ce que cela signifie pour le vendeur
L’offre de rétribution fait partie de votre stratégie de mise en marché, au même titre que le prix. Votre courtier doit vous la présenter comme une décision : ce que vous offrez, ce que le marché de votre segment offre généralement, et l’effet recherché.
Rappelez-vous que l’acheteur ne paie généralement rien à son courtier ; la rétribution partagée est le salaire des deux professionnels qui concluent votre transaction.
Les questions à poser
Vendeur : « Quelle part offrons-nous au collaborateur, et pourquoi ce niveau ? » Acheteur : « Si une propriété m’intéresse et n’offre rien au collaborateur, que prévoit notre contrat ? » Deux questions, cinq minutes, aucune surprise à la signature.
Questions fréquentes
Qui décide du partage entre les deux courtiers ?
Le vendeur et son courtier, au contrat et à l’inscription : l’offre de rétribution au courtier collaborateur est publiée dans Centris. Elle fait partie de la négociation initiale, pas d’une surprise finale.
Un partage bas décourage-t-il les courtiers d’acheteurs ?
Les courtiers ont l’obligation de présenter les propriétés qui conviennent à leurs clients, mais à l’offre égale, un partage très inférieur aux usages peut influencer la dynamique. Votre courtier doit vous le signaler à la fixation de la rétribution.
Le partage est-il le même partout ?
Non : il varie selon les marchés, les agences et les dossiers. Il n’existe pas de partage officiel ou obligatoire au Québec.
Le vendeur peut-il refuser de payer le courtier de l’acheteur ?
La structure de la rétribution se négocie au contrat, avant l’inscription. Refuser tout partage change l’attrait de l’inscription pour les courtiers collaborateurs et leurs clients ; c’est un choix à prendre en connaissance des effets, avec l’avis de votre courtier.
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