Les obligations du vendeur envers son courtier
On parle beaucoup des devoirs du courtier. Ceux du vendeur comptent tout autant pour réussir la vente. Voici votre part du contrat, au sens propre et figuré.
Dire ce que vous savez de la propriété
Vous devez fournir à votre courtier l’information complète et honnête sur la propriété : problèmes connus, infiltrations passées, travaux faits avec ou sans permis, servitudes, particularités du terrain. La déclaration du vendeur se remplit avec soin, et ce que vous taisez peut revenir en négociation, en inspection ou pire, après la vente.
Votre courtier ne peut bien vous défendre que sur des faits exacts. Un problème divulgué se gère par le prix ou une réparation ; un problème découvert se gère en crise.
Donner accès et collaborer
Le contrat prévoit l’accès pour les visites et la pancarte, la disponibilité des documents et votre collaboration raisonnable au processus. Refuser systématiquement les visites, puis reprocher le délai de vente, ne tient pas : les statistiques de mise en marché supposent une propriété visitable.
Convenez des plages de visite réalistes dès le départ, y compris ce qui est possible avec des locataires, des enfants ou des animaux.
Respecter l’entente signée
Le contrat vous engage : exclusivité pendant la durée, rétribution dans les cas prévus, respect de la période de protection après l’échéance. Si vous vendez à un acheteur trouvé par vous-même pendant le contrat, la règle est celle écrite au contrat, souvent la rétribution due, sauf exceptions nommées à la signature.
En cas de doute sur une situation (un voisin intéressé, une offre directe), appelez votre courtier avant d’agir. Un appel de cinq minutes vaut mieux qu’un litige de rétribution.
La collaboration qui rapporte
Les vendeurs qui obtiennent les meilleurs résultats traitent leur courtier comme un partenaire informé : accès facile, information complète, décisions de prix prises sur les chiffres qu’il rapporte.
Vous n’avez pas à tout accepter de ses conseils, le prix final est le vôtre. Mais vous lui devez les moyens de faire son travail. C’est l’échange au cœur du contrat de courtage.
Questions fréquentes
Quelles informations dois-je obligatoirement fournir ?
Tout fait susceptible d’affecter la valeur ou la décision d’un acheteur : problèmes connus de la propriété, servitudes, situations particulières. Elles alimentent la déclaration du vendeur, un document central de la transaction.
Puis-je vendre en parallèle par moi-même ?
Selon l’exclusivité de votre contrat, la rétribution peut être due même pour un acheteur trouvé par vos soins. Lisez la clause, ou négociez des exclusions nommées à la signature.
Que se passe-t-il si je refuse toutes les offres ?
C’est votre droit : le prix et les conditions finales vous appartiennent. En revanche, si une offre conforme au prix et aux conditions du contrat est refusée, certaines clauses prévoient que la rétribution est malgré tout exigible ; lisez cette clause attentivement.
Un acheteur trouvé par ma famille est-il exclu du contrat ?
Seulement si une clause d’exclusion le nomme ou si le contrat le prévoit. À défaut, l’exclusivité couvre en principe toutes les ventes pendant le mandat. Le moment de négocier l’exception est la signature, pas l’arrivée de l’acheteur.
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