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Marché immobilier québécois : ce que disent les chiffres de septembre 2026

Ventes en baisse, inscriptions en hausse, prix médians stables : lecture du baromètre APCIQ de septembre 2026 pour Montréal et Québec, et ce que ça change pour.

Chaque mois, l'Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ) publie, à partir des données Centris, le portrait des ventes. Celui de septembre 2026, publié le 2 octobre 2026, dessine un marché en rééquilibrage : moins frénétique, mieux approvisionné, avec des prix qui tiennent. Voici la lecture des chiffres qui comptent, région par région.

Montréal : les ventes reculent, l'offre remonte

Dans la région métropolitaine de Montréal, 3 082 propriétés ont été vendues en septembre 2026, une baisse de 12 % par rapport à septembre 2025. Le recul touche toutes les catégories : les plex ont reculé de 16 %, les condos de 14 % et les maisons unifamiliales de 9 %. Le marché n'est pas arrêté ; il est simplement revenu à un rythme que les années de surchauffe avaient fait oublier.

De l'autre côté du marché, les inscriptions en vigueur atteignaient 21 793, en hausse d'environ 20 % sur un an. Il s'agit d'un quatorzième mois consécutif d'augmentation de l'inventaire. Concrètement, un acheteur dispose aujourd'hui de plus de choix, et un vendeur fait face à plus de comparables, que lors des automnes précédents.

Des prix médians qui tiennent malgré le ralentissement

Malgré la baisse des ventes, les prix médians montréalais sont restés stables en septembre 2026 : environ 635 000 $ pour une maison unifamiliale, 430 000 $ pour un condo et 861 000 $ pour un plex. Cette stabilité raconte quelque chose d'important : les vendeurs ne bradent pas, et les acheteurs continuent de payer le juste prix pour les propriétés bien présentées.

Pour les acheteurs, la stabilité des prix combinée à plus de choix signifie que la négociation revient porter sur les conditions et les détails plutôt que sur des surenchères. Pour les vendeurs, elle signifie que le prix juste, appuyé par les comparables récents, reste atteignable, mais que les prix d'espoir se font rattraper par un inventaire plus fourni.

Québec : un marché plus résistant

La région métropolitaine de Québec affiche un recul des ventes plus doux, de 5 % sur un an, et une activité qui demeure 23 % au-dessus de la moyenne des dix dernières années. Autrement dit, la capitale ralentit à partir d'un niveau exceptionnellement élevé, ce qui n'a rien d'un refroidissement brutal.

Les prix médians y ont même progressé : environ 475 000 $ pour les maisons unifamiliales, en hausse de 4,7 %, 335 000 $ pour les condos, en hausse de 6,3 %, et 593 000 $ pour les plex, en hausse marquée de 13,0 %. Les inscriptions y ont augmenté de 35 %, ce qui annonce un automne avec plus de choix pour les acheteurs d'une région où l'offre manquait cruellement.

Le contexte : des taux stables en toile de fond

Ce portrait s'inscrit dans un contexte de taux directeur maintenu à 2,25 % par la Banque du Canada lors de sa décision du 2 septembre 2026, le septième maintien consécutif, avec un taux préférentiel autour de 4,45 %. La stabilité des taux enlève l'excuse de l'attente : les acheteurs qui espéraient une baisse imminente doivent décider avec les taux d'aujourd'hui, pas ceux d'un graphique imaginaire.

Les prochaines décisions monétaires, à commencer par celle du 28 octobre 2026, seront suivies de près. La plupart des économistes s'attendaient à un nouveau maintien. Même avec un taux stable, l'automne québécois reste une saison active : la mécanique du marché se joue autant sur l'inventaire et la confiance que sur le coût d'emprunt.

Ce que ces chiffres changent pour vous

Si vous vendez cet automne, votre leçon est simple : le marché récompense la préparation et le prix appuyé par les ventes récentes, parce que les acheteurs ont maintenant des alternatives à comparer. Si vous achetez, la vôtre est double : plus de choix et plus de temps pour décider, mais des propriétés de qualité toujours convoitées, qui partent au juste prix sans attendre.

Dans les deux cas, les chiffres provinciaux ne vendent ni n'achètent rien : ce sont les comparables de votre rue et de votre catégorie qui comptent. Demandez à un courtier de votre secteur la lecture fine de ces données pour votre situation précise, quartier par quartier.

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