Montréal : les chiffres du marché de septembre 2026
La région métropolitaine de Montréal ralentit franchement : 3 082 ventes en septembre, 12 % de moins qu’il y a un an, pendant que les propriétés à vendre bondissent de 20 %. Les prix, eux, résistent.
Les chiffres de la région métropolitaine
Selon l’APCIQ, 3 082 ventes résidentielles ont été conclues dans le Grand Montréal en septembre 2026, une baisse de 12 % sur un an. Le recul touche toutes les catégories : 16 % pour les plex, 14 % pour les copropriétés et 9 % pour les unifamiliales. Dans le même temps, le nombre de propriétés disponibles a grimpé d’environ 20 %, à 21 793 inscriptions.
C’est le 14e mois consécutif de hausse de l’offre dans la région. L’inventaire dépasse maintenant de 18 % la moyenne des dix dernières années. Après des années de pénurie, le marché montréalais retrouve un niveau de choix plus normal.
Les prix médians tiennent
Malgré le ralentissement, les prix médians de la région restent relativement stables : autour de 635 000 $ pour une unifamiliale, 430 000 $ pour une copropriété et 861 000 $ pour un plex. Le prix moyen montréalais s’établit à 683 074 $, en baisse de 1,0 % sur un mois, mais en hausse de 0,9 % sur un an.
L’explication tient en une phrase : l’offre revient vers la normale, mais la demande, même ralentie, suffit encore à soutenir les prix dans la plupart des secteurs. Les baisses généralisées que certains attendaient ne se sont pas produites.
L’île et les couronnes ne vivent pas le même marché
Sur l’île de Montréal, et surtout dans les condos des quartiers centraux, les conditions approchent maintenant un marché d’acheteurs. Un condo y prend en moyenne 73 jours à se vendre, contre 54 jours il y a un an. Dans les couronnes nord et sud, le marché demeure davantage à l’avantage des vendeurs, même si le ralentissement s’y fait aussi sentir.
Cette géographie fine change tout dans une négociation. Un même prix peut être agressif dans un secteur et conservateur dans un autre, à quelques kilomètres de distance.
Pour vendre ou acheter à Montréal cet automne
Vendeurs : votre concurrence directe a augmenté de 20 %. Le prix de départ et les photos font la différence dès la première semaine. Acheteurs : vous avez plus de choix et plus de temps, mais les propriétés bien affichées partent encore vite.
La bonne lecture du marché montréalais se fait secteur par secteur, avec les ventes récentes devant soi. Demandez ces chiffres à votre courtier avant de fixer un prix ou de rédiger une offre.
Questions fréquentes
Pourquoi les ventes baissent-elles plus à Montréal qu’ailleurs ?
La région métropolitaine concentre les catégories les plus sensibles aux taux et aux budgets, dont le condo, et l’offre y a bondi de 20 %. La combinaison d’une demande prudente et d’un inventaire élevé explique l’écart avec le reste de la province.
Le condo montréalais est-il en difficulté ?
Il est redevenu un marché d’acheteurs sur l’île de Montréal : délai moyen de 73 jours, prix médian en léger recul. Ce n’est pas un effondrement, c’est un rééquilibrage après des années favorables aux vendeurs.
Les prix montréalais vont-ils continuer de baisser ?
Les médianes sont stables à l’échelle de la RMR pour l’unifamiliale et en léger recul sur l’île. La suite dépend des taux et de l’inventaire. Personne ne peut le garantir ; les vendeurs doivent prixer sur les ventes récentes, pas sur les attentes.
Recevoir l’avis d’un courtier de votre secteur
Faites une demande gratuite sur Immo-Clic. Votre demande est transmise à un seul courtier de votre secteur. Un seul. Vous échangez directement avec lui, sans engagement, et vous décidez de la suite.
Immo-Clic, la plateforme québécoise où 1 clic = 1 courtier.
