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Le coût d’attendre un an avant d’acheter, chiffré

Attendre un an n’est ni gratuit ni ruineux : c’est un calcul. Posons-le avec des chiffres ronds pour un ménage type de l’automne 2026.

La colonne des coûts

Loyer : à 1 600 $ par mois, l’année coûte 19 200 $ sans accumulation d’équité. Équité manquée : sur un prêt de 450 000 $ à environ 5 %, la première année rembourse de l’ordre de 8 500 $ à 9 000 $ de capital. À propriété équivalente, l’année d’attente « coûte » donc, en patrimoine, l’addition du loyer et du capital non remboursé, sous réserve de l’évolution des prix.

S’ajoute le risque de prix : dans un scénario de baisse des taux en 2027, les secteurs tendus peuvent se raffermir. Dans le scénario actuel (inventaire élevé), ce risque est modéré en 2026, réel si les taux baissent.

La colonne des gains

Mise de fonds accrue : 800 $ d’épargne mensuelle ajoutent environ 9 600 $, plus les nouveaux droits CELIAPP de janvier (8 000 $ par personne) si vous êtes premier acheteur. Franchir le seuil des 20 % évite la prime d’assurance prêt, qui peut représenter plus de 15 000 $ sur un prêt de 450 000 $.

Dettes soldées : une année peut éliminer un paiement d’auto qui réduisait la capacité de plusieurs dizaines de milliers de dollars. Et le remboursement des droits de mutation des premiers acheteurs (jusqu’à 5 875 $, mesure québécoise de 2026) améliore le bilan des liquidités après l’achat, quand il s’applique.

Le bilan selon votre situation

L’attente gagne quand elle franchit un seuil : 20 % de mise de fonds, fin d’un paiement de dette, année de revenu complète pour un travailleur autonome, ou accumulation des droits CELIAPP du couple. Elle perd quand elle n’améliore aucun de ces paramètres : épargner « au cas où » sans seuil visé revient à payer le loyer pour rien.

Fixez le seuil, calculez la date, et revoyez le calcul à chaque décision de taux (28 octobre, 9 décembre 2026) plutôt qu’en continu.

Une dernière variable : votre vie

Un enfant qui arrive, un emploi qui se déplace, un bail qui se termine mal : la vie réelle domine les calculs de 1 ou 2 %. Le coût d’attendre se mesure aussi en années vécues dans un logement qui ne convient plus.

Faites le calcul, puis décidez comme des adultes qui connaissent leurs priorités. C’est exactement le travail du premier rendez-vous avec votre courtier.

Questions fréquentes

Attendre peut-il être le bon choix ?
Oui, quand l’année franchit un seuil concret : 20 % de mise de fonds, fin d’une dette, droits CELIAPP du couple remplis, ou année de revenus complète pour un travailleur autonome. Sans seuil, l’attente est rarement rentable.

Le loyer est-il vraiment « perdu » ?
En termes d’équité, oui. Mais le loyer achète un toit et une flexibilité ; le calcul le compare au capital qu’une hypothèque aurait remboursé pendant la même année, de l’ordre de 8 500 $ à 9 000 $ sur un prêt de 450 000 $.

Comment refaire ce calcul avec mes chiffres ?
Trois nombres : votre loyer annuel, le capital remboursé la première année de votre prêt simulé, et le gain d’épargne ou de dettes que l’année vous procure. Posez-les côte à côte.

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