Courtier recommandé par un proche : les vérifications qui restent à faire
Une recommandation d’un proche vaut de l’or, à condition de ne pas s’arrêter là. Sa transaction n’était pas la vôtre. Voici comment vérifier que ce courtier convient aussi à votre projet.
Une recommandation est un départ, pas une preuve
Votre proche a vécu une vraie transaction avec ce courtier, et son enthousiasme est une information réelle. Mais il a vendu ou acheté à un moment, dans un secteur et avec des contraintes qui ne sont peut-être pas les vôtres. Un courtier excellent pour vendre un condo au centre-ville n’est pas automatiquement le bon choix pour vendre une maison de campagne ou un immeuble à revenus.
Commencez donc par écouter la recommandation en détail. Qu’est-ce qui a été si bon : la communication, la négociation, la connaissance du coin, le calme dans les imprévus. Vous saurez ainsi quoi vérifier en priorité, et quelles questions poser au courtier lors de votre propre rencontre.
Son expérience ressemble-t-elle à la vôtre
Vérifiez trois ressemblances. Le secteur : travaille-t-il régulièrement dans votre ville ou votre quartier. Le type de propriété : maisons semblables à la vôtre, pas seulement des transactions en général. Le côté de la transaction : un courtier qui a brillé pour l’achat de votre proche fera-t-il aussi bien pour votre vente, qui demande un plan de mise en marché complet.
Demandez-lui ses transactions récentes comparables à votre projet. Un courtier recommandé qui répond avec des exemples précis vous rassure deux fois : par la recommandation et par les faits.
Les vérifications de base, recommandation ou pas
Le permis se vérifie au registre de l’OACIQ en quelques minutes, et cette vérification ne se saute pas sous prétexte que le courtier est « de la famille élargie ». Vérifiez aussi qu’il est bien actif, et pour quelle agence il pratique. Jetez un œil à ses inscriptions actuelles : leur présentation ressemble-t-elle à ce que vous voulez pour votre propriété.
Demandez-lui également ses références, comme à n’importe quel courtier. S’il est aussi bon que votre proche le dit, d’autres clients le confirmeront. La recommandation vous a donné un nom. Les vérifications vous donnent une décision.
Le rencontrer comme si vous ne le connaissiez pas
Faites la rencontre au complet, sans brûler d’étapes parce qu’il vient d’une source de confiance. Demandez son analyse de prix avec les comparables. Demandez son plan, son taux avec les services inclus, la durée de contrat qu’il propose. Un bon courtier respecte qu’on le questionne : il le vit chaque semaine avec des inconnus.
Observez aussi le courant humain. Vous allez lui parler souvent, parfois sous pression. Si le style ne vous convient pas, par exemple s’il explique peu ou décide vite à votre place, la recommandation de votre proche ne changera pas ce décalage.
Gérer la relation si ça ne fonctionne pas
Il arrive que le courtier recommandé ne soit pas le bon pour vous. Ce n’est la faute de personne. Choisissez alors votre courtier selon vos critères, et remerciez simplement votre proche pour la suggestion. Vous n’avez pas à justifier votre décision en détail, ni à transformer un choix professionnel en débat familial.
Si vous signez avec lui et que la relation se dégrade, les recours sont les mêmes qu’avec tout courtier : discussion directe, puis les mécanismes prévus au contrat et à l’agence. La proximité sociale ne doit jamais vous empêcher de défendre votre transaction.
Sur Immo-Clic, votre demande est transmise à un seul courtier de votre secteur. Recommandé ou non, vous comparez son taux, ses services et son plan avec vos attentes. Puis vous décidez.
Questions fréquentes
Dois-je quand même vérifier le permis d’un courtier recommandé ?
Oui. La vérification au registre de l’OACIQ prend quelques minutes et confirme que le permis est valide. C’est une étape de base pour tout courtier, recommandé par un proche ou trouvé autrement.
Mon proche a acheté avec lui. Peut-il vendre ma maison ?
Possiblement, mais vérifiez son expérience récente en vente de propriétés semblables à la vôtre, dans votre secteur. La vente demande un plan de mise en marché que l’achat ne permet pas d’évaluer.
Comment refuser poliment un courtier recommandé ?
Remerciez la personne qui vous l’a suggéré et dites simplement que vous avez choisi un courtier dont le profil correspondait davantage à votre projet. Vous ne devez de compte rendu détaillé à personne sur ce choix.
Le courtier saura-t-il que je viens d’une recommandation ?
Oui, dites-le-lui. C’est une information utile pour lui et un signe de confiance. Cela ne change ni le contrat, ni les vérifications à faire, ni votre liberté de décider après la rencontre.
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Vérifier avant de décider, même avec une recommandation
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