Bilan du troisième trimestre 2026 : l’immobilier au Québec
Juillet, août et septembre 2026 ont dessiné un marché nouveau : plus d’offre, des acheteurs de retour mais exigeants, des prix qui tiennent, et des taux qui ne bougent plus. Le bilan.
Les trois mouvements du trimestre
Premier mouvement : l’offre. Les inscriptions en vigueur atteignent 45 185 en septembre, en hausse de 23 % sur un an. À Montréal, c’est le 14e mois de hausse de suite. Deuxième mouvement : la demande se module. Les ventes provinciales de septembre reculent de 7,1 % sur un an, mais rebondissent de 8,4 % par rapport au calme mois d’août.
Troisième mouvement : les prix résistent. Le prix moyen provincial de 556 162 $ progresse de 0,9 % sur un an. L’unifamiliale est stable ou en légère hausse dans la plupart des régions ; le plex avance à Québec et en Montérégie ; le condo urbain montréalais reste le point faible.
Les taux ont enfin cessé de changer
Le trimestre s’est vécu entièrement sous un taux directeur de 2,25 %, maintenu pour la septième fois de suite le 2 septembre 2026. Cette prévisibilité a aidé les deux côtés du marché à planifier. En fin de trimestre, les rendements obligataires ont remonté et les grandes banques ont relevé leurs taux fixes affichés début octobre : le prochain trimestre s’ouvrira sur cette tension.
La construction, de son côté, envoie des signaux partagés : 39 071 mises en chantier depuis janvier au Québec (+4 %), mais un mois de septembre en baisse de 15 %, avec Montréal divisé par deux.
Ce que le trimestre vous a appris
Leçon pour les vendeurs : le marché ne récompense plus les prix d’essai. Leçon pour les acheteurs : le choix est revenu, mais les propriétés bien affichées n’attendent pas. Leçon pour tout le monde : les écarts régionaux sont devenus le facteur dominant. Québec et les couronnes jouent une partie, le condo central montréalais en joue une autre.
Les mois d’inventaire provinciaux, à environ 6,4, résument le trimestre : un marché encore côté vendeurs, qui se normalise.
Le quatrième trimestre en vue
Deux rendez-vous domineront la fin d’année : la décision de la Banque du Canada du 28 octobre, avec son Rapport sur la politique monétaire, et celle du 9 décembre. Entre les deux, les statistiques d’octobre et de novembre diront si le rebond des ventes de septembre était le début d’une tendance.
Votre meilleur outil reste local : les ventes comparables récentes de votre secteur et l’inventaire du moment. Le trimestre l’a prouvé, le marché québécois n’existe plus au singulier.
Questions fréquentes
Quel est le chiffre à retenir du troisième trimestre ?
Sherbrooke et l’Estrie mènent le bal : Estrie à 1 476 ventes (+9 %), Sherbrooke à 569 ventes (+12 %) avec une unifamiliale à 490 750 $ (+7 %). Le trimestre prouve que le Québec n’a pas un seul marché, mais une mosaïque.
Les grands centres ont-ils tous ralenti ?
Montréal affiche le recul le plus net en septembre (-12 %). Québec tient mieux sur l’unifamiliale, avec une activité supérieure à sa moyenne de 10 ans malgré le recul des ventes.
Que surveiller au quatrième trimestre ?
L’inventaire (en hausse de 23 %), le condo montréalais, les décisions de taux des 28 octobre et 9 décembre, et la capacité des régions à prolonger leur vigueur.
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